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Bienvenue sur le site internet créé par les élèves de l'option "Dispo!", nous sommes fiers de vous présenter notre travail, incluant des dizaines d'heures de préparations et de recherches.


Introduction

 Dans le monde d’aujourd’hui, chaque pays possède ses propres traditions culinaires, façonnées par son histoire, sa culture et son environnement. Parfois, la différence se voit même d'une partie du pays à l'autre. Cependant, malgré ces différences, certaines similitudes se dessinent à travers les frontières (non-seulement entre pays mais entre régions par exemple). Cet article explore ces points de convergence.
 Ces différences alimentaires ne sont pas seulement une question de goût, mais elles traduisent également des modes de vie et des contraintes géographiques. Nous allons vous en donner quelques exemples.


Les cultures Culinaires

 Dans le monde d’aujourd’hui, chaque pays possède ses propres traditions culinaires, façonnées par son histoire, sa culture et son environnement. Cependant, malgré ces différences, certaines similitudes se dessinent à travers les frontières. La France, l'Angleterre et la Centrafrique, bien que très différentes en matière d’alimentation, partagent néanmoins des éléments communs. Cet article explore ces points de convergence, mettant en lumière les influences et les connexions entre ces trois gastronomies.
 Les traditions alimentaires varient considérablement d’un pays à l’autre. En France, les repas sont généralement structurés avec une entrée, un plat principal et un dessert. Le pain et le fromage occupent une place centrale, tandis que les épices restent peu utilisées. En Centrafrique, la cuisine repose principalement sur des plats collectifs, souvent consommés à la main, avec une forte présence de tubercules comme le manioc et des sauces à base de pâte d’arachide. En Angleterre, la cuisine est marquée par des plats consistants, un petit-déjeuner salé et une influence historique des anciennes colonies, notamment à travers l’usage du curry et du thé. La cuisine moderne est lourdement influencée par la période de pauvreté des années 1900, où la population n’avait pas assez d’argent pour s'acheter de la viande, et même certains légumes. En effet, les plats au Royaume Uni étaient souvent constitués de soupe d’autant plus fade.
 Ces différences alimentaires ne sont pas seulement une question de goût, mais elles traduisent également des modes de vie et des contraintes géographiques. Par exemple, l’accès limité à certains ingrédients façonne les habitudes culinaires, les goûts et les dégoûts. En Centrafrique, les épices sont courantes et la viande plus rare, tandis qu’en France, la diversité des produits disponibles permet une gastronomie plus variée. L’horaire des repas est aussi révélateur de ces différences culturelles : en France, on prend généralement le déjeuner vers midi et le dîner vers 19-20 heures, alors qu’en Centrafrique, les repas s’adaptent aux rythmes de travail et scolaires, avec un petit-déjeuner plus matinal.
 De plus, face au climat qui varie, les personnes n’ayant pas assez d'argent pour importer la nourriture sont forcées de s'adapter aux cultures culinaires du pays. Cependant, d'autres personnes ayant vécu plus longtemps dans leur pays ont du mal à s’adapter. Selon les propos de certaines personnes que nous avons interviewées, dans les restaurants ou fast-foods, elles privilégient les plats qu'elles connaissent déjà plutôt que d'essayer de nouvelles saveurs.

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Le podcast particulièrement gourmand


Les frontières entre les Hommes

 Dans le monde d’aujourd’hui, il existe des divergences, des frontières géologiques, culturelles et alimentaires. Les classes sociales sont à l'origine de certaines de ces différences. Elles engendrent une frontière. L’alimentation est un exemple qui définit bien cette notion de frontière.
 Elle crée une rupture entre les agriculteurs indépendants et les ouvriers. Cette “rupture” vient de la diversité et de la sectarisation de la provenance de l’alimentation de ces deux acteurs.

 En quoi les différents milieux sociaux créent-ils une rupture sur l'alimentation?

Les milieux sociaux, les classes sociales sont pour l'opinion publique définies comme un ensemble d’individus réunis dans une société. Ils se définissent par rapport à autrui via leur appartenance au sein d’un milieu aisé, ou populaire par exemple.

classesociale

Pierre Bourdieu  Selon Pierre BOURDIEU, un sociologue français. Il émet l'idée d’une inégalité entre les classes sociales avec l’apparition d’une domination entre elles. Il énonce quatre idéologies fondamentales:
 L’Habitus correspond à l’automatisme acquis par l’individu au cours de son existence, soit l’éducation reçue par l’individu au cours de sa construction. Ensuite il enchaîne par le concept de l’espace social qui repose sur la confrontation entre les différentes classes, la rupture de la hiérarchie en fonction des acquis matériels.

Postérieurement, il exprime la chose suivante :

« Le champ social apparaît comme un espace conflictuel dans lequel les agents dominants visent à reproduire leur domination ».

  Autrement dit, cela signifie que plus les individus ont des biens importants ou croissants plus ils sont définis socialement par rapport à leur biens dans la société.
  Enfin, Pierre Bourdieu finalise avec la violence symbolique, elle se traduit par la capacité à imposer des rapports de domination qui ne sont pas perçus comme tels, à des agents sociaux dominés. L'être humain a toujours le besoin de dominer et d’avoir le sentiment d’avoir l’aval sur un autre individu.

 Dans un second temps, nous avons élaboré un questionnaire qui à permis de nous rendre compte que le postulat “ un agriculteur se nourrit mieux qu’un ouvrier” peut ne pas être une réalité générale. L’ensemble de nos questions concernaient la fréquence des repas au quotidien et de la localisation de la consommation alimentaire. Nous avons eu comme écho de la part des tiers questionnés une réponse similaire sur la question de la fréquence alimentaire, la qualité des produits consommés ainsi que la variété de la localisation des surfaces alimentaires (boucherie, supermarchés)
 Nous avons pu cibler une “rupture” au niveau du pouvoir d’achat des différents individus

 Au fil des années, la rupture de l’alimentation entre les ouvriers et les agriculteurs a connu une frontière marquante, comme il est mentionné dans un article du journal “Le Monde”:

« Le déséquilibre social se manifeste également lorsque l’on cible certains produits, comme les aliments issus de l’agriculture biologique. Un individu exerçant la profession de cadre ou ayant au minimum le bac en consomme deux fois plus qu’un ouvrier ayant arrêté son cursus au collège ou au lycée. »

 Dans cet article, la question de l’alimentation entre ces deux acteurs laisse à supposer que ce déséquilibre maintient l’idéologie que les agriculteurs consomment nettement plus de produits issus de leurs propres cultures ou production. Tandis que les ouvriers quant à eux auront tendance à privilégier une nourriture provenant de grandes surfaces.
 Cependant, au travers de nos investigations sur la question de frontière, entre les ouvriers et les agriculteurs sur l’alimentation, nous avons pu constater grâce au questionnaire que nous avons établi en amont que cette idée ne s’applique pas à toutes les situations. Par exemple, nous avons deux familles: un membre travaillant en tant que salarié et un autre en tant qu' agriculteur indépendant. En somme, la question de l’alimentation repose sur plusieurs facteurs comme le pouvoir d'achat, la place sociale de la famille et les habitudes alimentaires.
 En définitive, face aux défis économiques et sociaux actuels, la question de l'alimentation entre l'ouvrier et l'agriculteur n'est pas seulement une affaire de production, mais aussi de solidarité et d'équité.


Un débat qui divise : pain au chocolat ou chocolatine ?

Entretien avec Mathieu Avanzi, spécialiste en linguistique, qui nous partage sa réflexion née d’un souvenir d’enfance.

  Depuis maintenant de nombreuses années, un débat divise à l'entrée de la boulangerie quand on veut demander un pain au chocolat ou une chocolatine. Pour répondre à cette question nous avons demandé des explication au linguiste Mathieu Avanzi.

 Pouvez-vous nous raconter une anecdote marquante liée aux différences linguistiques ?

carte comparant les endroits de la France qui disent chocolatine ou pain au chocolat  Les différences linguistiques ont toujours divisé et suscité la curiosité. Parfois, un simple souvenir d’enfance illustre bien cette réalité : comme un simple débat sur le nom d’un crayon.
 Ce moment a été un déclic : la langue que nous utilisons est bien plus qu'un simple outil de communication. Elle reflète nos origines, notre environnement et nos habitudes.

  Selon vous, pourquoi ces différences régionales persistent-elles malgré la standardisation ?

 Malgré l'uniformisation due à l'école, aux médias et aux déplacements, certaines expressions résistent. Pourquoi ? Parce que la langue est aussi un marqueur d'identité. Employer un mot local, c'est parfois une manière de revendiquer son appartenance à une région. Dans certaines zones où le sentiment d'identité est fort, utiliser un terme bien spécifique permet de se distinguer du français standard, jugé trop neutre.
  Mais la langue n'est pas figée par les règles officielles : ce sont les habitudes des gens qui la font évoluer. Tant qu'un mot est utilisé et transmis, il continue d'exister.

 Un exemple récurrent de ces différences est le fameux débat entre "pain au chocolat" et "chocolatine". Contrairement à ce que certains pensent, cette opposition n'a pas d'origine historique ou linguistique profonde. Elle vient simplement d'une habitude régionale transmise par les familles, les boulangers et les commerces.
 Dans le Sud-Ouest, le mot "chocolatine" a perduré, tandis que "pain au chocolat" s'est imposé dans le reste du pays sous l'influence des médias et de l'éducation. Aujourd'hui, cette différence est devenue un symbole : ceux qui disent "chocolatine" y tiennent souvent par habitude et par attachement, alors que ceux qui utilisent "pain au chocolat" voient l'autre terme comme une curiosité régionale.
 Ce débat montre que les mots ne sont jamais neutres. Ils portent une histoire, un ancrage local et parfois une certaine fierté. Que ce soit pour un crayon ou une viennoiserie, notre façon de parler est toujours le reflet de notre identité.


Conclusion

 Pour conclure, nous voyons que même au sein d'un même pays, nous sommes séparés mais aussi reliés par la cuisine.
 La nourriture, avec laquelle on interagit plusieurs fois pas jour, peut pourtant nous séparer en tant qu'Hommes. Cependant, elle peut aussi servir de lien, nous permettant de devenir plus soudés.


Liens importants

w3schools.com

Ce site internet m'a aidé à comprendre le code


https://certop.cnrs.fr/poulain-jean-pierre/

La page de description de Jean-Pierre Poulain, sociologue alimentaire, auteur du livre "dictionnaire des cultures alimentaires"


humanite.fr

Lien vers le site incluant la première image de Les frontières entre les Hommes


LeMonde.fr

Lien vers le site incluant la deuxième image de Les frontières entre les Hommes


condorcet.ch

Site ou ont été prises les informations sur Pierre Bourdieu


Remerciements

 Créé par les élèves de 2de du programme DISPO du lycée La Découverte de Decazeville:
-Tabita Goya-Kotte (Podcast et introduction)
-Hanna Afkir (Frontières entre les Hommes)
-Anaïs Segond (Podcast)
-Lyria Massa-Cattiaux (Frontières entre les Hommes et Podcast)
-Shaymaa Djeriou (Podcast et culture culinaire)
-Maël Derruau (Pain au chocolat ou chocolatine)
-Noé Gilhodes-Cardoso (Pain au chocolat ou chocolatine)
-Léo Cahors (Pain au chocolat ou chocolatine)
-Imane Doudouhi (Podcast)
-Seth-Olivier Mawhinney (site internet et culture culinaire)

 Professeure :
-Anahi Moreau

 Nous remercions aussi Marie et Salomé de nous avoir aidés à nous organiser et de nous avoir donné des idées quand nous étions perdus.